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Plus de 1600 personnes présentes aux portes ouvertes de la PJJ

Jeudi 18 octobre 2018, la protection judiciaire de la jeunesse a ouvert les portes de ses établissements au public. Élus, partenaires, journalistes et riverains ont pu visiter une centaine d'établissements, échanger avec les agents de la PJJ et certains jeunes sous main de justice.

Crédits photo : MJ/DPJJ

 

Plus de 1600 personnes – élus, partenaires, journalistes et riverains – ont répondu à l’invitation lancée par la protection judiciaire de la jeunesse. Jeudi 18 octobre 2018, une centaine d’établissements de la PJJ ont ouvert leurs portes au public, qui a pu rencontrer les agents et des jeunes sous main de justice. C’était également l’occasion d’expliquer les activités mises en place dans les établissements, pour favoriser l’insertion sociale et professionnelle des mineurs confiés.

 


200 représentants d’entreprises

Cette année, la PJJ a souhaité convier les entreprises locales, pour notamment favoriser les partenariats au bénéfice de l’insertion des jeunes sous main de justice. Ainsi, environ 200 entreprises ont envoyé quelqu’un pour les représenter à ces portes ouvertes.

 

Crédits photo : MJ/DPJJCrédits photo : MJ/DPJJ

C’était donc l’occasion, pour les jeunes, de faire montre de leurs compétences, soutenus par leurs éducateurs et éducatrices. Au centre éducatif et professionnel La Douce de Bavilliers (Territoire de Belfort), par exemple, le public a pu assister à l’atelier menuiserie, où les mineures et mineurs apprennent des techniques, en vue d’une insertion professionnelle.

Au sein des unités éducatives d’activités de jour (UEAJ), les jeunes en conflit avec la loi exercent toutes sortes d’activités scolaires, pédagogiques et professionnelles. Ainsi, à Besançon (Doubs), la quinzaine de visiteurs ont pu assister à des ateliers de création de meubles en bois, de graff et de cuisine, Ils ont aussi goûté un jus de pommes, préparé sur place par les jeunes suivis par l’UEAJ.

> Retrouvez, ici, plus d’informations sur le jus de fruits, produit par la PJJ <

 

Des restaurants d’application, comme Les Palmiers, à Antibes (Alpes-Maritimes), ont également ouvert leurs portes au public. Les visiteurs ont pu goûter un buffet, préparé par les jeunes en insertion professionnelle dans les métiers de la restauration.

Actuellement, la protection judiciaire de la jeunesse compte 24 restaurants d’application, pour la plupart ouverts au public. Ils forment les jeunes aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration permettant, à certains, de poursuivre une formation professionnelle (bac pro, CAP, etc.).

Vous pouvez d’ailleurs retrouver la liste des restaurants d’application, juste là.

Inaugurations et partenariats

Cette journée « la PJJ vous ouvre ses portes » a également été l’occasion d’inaugurations. À Toulouse et à Lille, un service et une unité éducative de milieu ouvert ont respectivement été ouverts, en présence d’agents de la PJJ et de partenaires.

À Hérouville-Saint-Clair (Calvados), la PJJ et l’École de la seconde chance ont officialisé leur partenariat. Depuis quelques mois, l’école accueille cinq jeunes sous main de justice, pour un atelier pédagogique cuisine à l'École de la deuxième chance. À la suite de cette initiation, certains pourront travailler dans le secteur de la restauration.

« C’est vraiment une initiation propre à la cuisine, pour notamment apprendre à se faire à manger pour eux-mêmes. Après, si ça leur plaît, on les pousse un peu, on leur apprend des techniques culinaires et on les envoie, si possible, sur des formations », précise Hervé Duroy, professeur de cuisine, au micro de France 3.

Crédits photo : MJ/DPJJCrédits photo : MJ/DPJJ

 

Le dispositif « téléphone grave danger » rénové

Mardi 23 octobre, Isabelle Rome, haute fonctionnaire à l'égalité femmes-hommes accompagnée de représentants du SADJAV, s'est rendue chez Allianz assistance, prestataire du dispositif « téléphone grave danger » afin d'en visiter la plateforme d'écoute. L'occasion d'assister à un test de mise en situation.

Accueillie par Frédéric Duhamel, directeur général chez Allianz Worldwide Partners, la délégation, emmenée par Isabelle Rome, a assisté à une présentation sur les évolutions du dispositif « téléphone grave danger » ainsi que sur l'ultra urgence.

Mis en place en 2014, pour lutter contre les violences faites aux femmes, « le téléphone grave danger » permet à une personne victime de violences de la part de son conjoint, de son concubin ou de son partenaire lié par un pacte civil de solidarité d’alerter les forces de l’ordre en cas de danger.


En 2018, le dispositif de téléassistance évolue et s’améliore.

Crédits photo: MJ/DICOMLes téléphones attribués sont testés tous les 15 jours. Isabelle Rome a tenu à expérimenter l'un de ces tests « Oui bonjour, en fait c'est un test, je vous remercie j'ai vu que cela fonctionnait » a-t-elle déclaré au téléassisteur à l'autre bout du fil.

Étendu à tout le territoire national, le dispositif a été modifié dans sa procédure pour faire face à un nouveau cahier des charges et lutter ainsi plus efficacement contre les violences conjugales.

Désormais :

- le temps de décroche se fait en moins de 10 secondes ;
- le message du « téléphone grave danger » est personnalisé ;
- la procédure pour saisir la police est modifiée, 1 seul contre-appel au lieu de 3 auparavant ;
- le téléphone attribué est plus performant ;
- la procédure de réception des fiches navettes qui permettent de récolter les renseignements sur la victime, se fait par courriel.   Adieu le fax.

Ces évolutions n'ont néanmoins aucunement modifié les conditions juridiques d'attribution du « téléphone grave danger ». Elles sont toujours au nombre de trois:
- absence de cohabitation entre la victime et la personne mise en cause ;
- interdiction judiciaire d’entrer en contact avec la victime, à l’encontre de la personne mise en cause (pré-sentenciel ou post-sentenciel) ;
- consentement exprès de la victime.


Une visite de la plateforme appel des plus instructive

Crédits photo: MJ/DICOM« On est fièrs de gérer cette activité ici » a déclaré Frédéric Duhamel.

Dans la salle, on comprend rapidement que le prestataire du dispositif n'est point un néophyte dans le domaine de l'ultra urgence. Un point non négligeable quand on sait que le « téléphone grave danger » reçoit en moyenne 39 appels par jour sur toute la France outre-mer compris.

Les moyens humains et matériels mis en œuvre sont rassurants. En cas de panne électrique générale, des groupes électrogènes sont opérationnels pendant 20 jours, deux stations d'écoute de secours sont également disponibles. Une mise à jour de sécurité est effectuée mensuellement et les conversations enregistrées sont stockées pendant 4 mois.


Le « téléphone grave danger », une préoccupation majeure

L'actualité récente a mis un nouveau coup de projecteur sur ce dispositif de téléprotection . Ce dernier reste une préoccupation majeure pour le ministère de la Justice.

« Il faut protéger les victimes et développer le téléphone grave danger qui permet par une simple touche de faire appel aux forces de l’ordre. Nous allons passer à 1000 téléphones en quelques temps. » a annoncé Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice, invitée de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP le 8 octobre 2018.

Au 1er octobre 2018, 770 téléphones ont été déployés.