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Des jeunes incarcérés invités à débattre sur l’Europe

Le quartier pour mineurs de la maison d'arrêt de Tours (Indre-et-Loire) a accueilli, mercredi 29 août, une animation organisée par la Maison de l'Europe et la direction territoriale de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). Le thème ? « Les jeunes et l'Europe de demain ».

Des jeunes incarcérés invités à débattre sur l’Europe © DRDes jeunes incarcérés invités à débattre sur l’Europe © DRPermettre aux citoyens européens de prendre part aux décisions européennes. Mercredi 29 août, à la maison d’arrêt de Tours (Indre-et-Loire), certains jeunes incarcérés ont participé à un débat-citoyen sur le thème des « jeunes et l’avenir de l’Europe ».

Cet exercice démocratique inédit a pour ambition de sonder l’opinion du plus grand nombre de citoyens, en particulier les populations habituellement les plus éloignées des débats sur l’Europe.

Des jeunes actifs et volontaires

Cette consultation citoyenne a réuni neuf volontaires, âgés de 14 à 17 ans et issus de régions les plus diverses. Préparés à cet évènement en amont par les éducateurs, ces jeunes suivis par la PJJ ont décidé de ne pas venir uniquement pour « écouter une conférence », mais pour débattre.

L’objectif de cette démarche participative reste la sensibilisation des jeunes aux enjeux de l’Europe, aux institutions qui la composent , mais aussi de débattre et d’échanger sur son avenir.

Un des axes abordé concerne l’impact des règles pénitentiaires européennes sur leurs conditions de détention. Il leur a été expliqué que la maison d’arrêt est labellisée « Règles pénitentiaires européennes, parcours arrivant et sortant ».

Ce qui implique, dans les règles de fonctionnement : le cadre éthique des personnels, le maintien des liens familiaux, l’arrêt des fouilles obligatoires, etc. Surpris, les jeunes ont posé différentes questions sur l’application de ces règles dans les autres pays européens.

« Être chez soi dans tous les pays d’Europe »

Bien que le sujet ne soit pas au cœur de leur quotidien, plusieurs ont évoqué l’importance de la paix et du maintien des valeurs communes dans l’Union européenne.

Pour eux, la citoyenneté européenne « c’est comme être un peu chez soi dans tous les pays d’Europe ». C’est « être libres » et « unis ». En se poursuivant, le débat a mis en évidence des questions sur les élections européennes à venir et sur la portée de la fonction des députés européens.

Parmi les questions : comment et pourquoi les députés européens sont-ils élus ? Leur parole vaut-elle quelque chose ? Puis les propositions ont suivi. Certains jeunes ont parlé d’harmoniser l’âge et les conditions de détention dans l’Union européenne,  « d’interdire la prison avant 16 ans », améliorer les programmes de réinsertion...

Le débat a mis en lumière la méconnaissance des prises en charge des mineurs détenus dans les autres états membres, d’où la pertinence d’envisager des échanges entre professionnels. En conclusion, la consultation initiée s’est révélée fort intéressante permettant de générer de l’engagement citoyen pour les jeunes.

Des jeunes incarcérés invités à débattre sur l’Europe © DRQu’est-ce que les consultations citoyennes ?

Cet événement a été organisé dans le cadre des consultations citoyennes sur l’Europe, qui se déroulent dans 26 états membres et notamment la France, d’avril à octobre 2018. Ces rendez-vous constituent en un moment de débat et de réflexion autour de l’Europe, ouverts à tous. Les participants sont invités à poser leurs questions, exprimer leurs attentes et soumettre leurs idées autour de ce thème.

Vous voulez participer ? Retrouvez la carte interactive des consultations citoyennes, juste ici : quelleestvotreeurope.fr/je-participe.html.

Karine Texier (référente laïcité citoyenneté), Dolorès Lemeux (responsable d’unité éducative du Stemo de Tours), Astrid Courty (chargé de mission à la maison de l’Europe) et  Patrick Vervly (directeur de la maison d’arrêt de Tours)

Qu’est-ce la protection du secret des affaires ?

La loi du 30 juillet 2018 transcrit la directive européenne du 8 juin 2016 sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulguées. Tout en protégeant le secret des affaires, elle prévoit des exceptions pour les lanceurs d'alerte et les représentants du personnel.