• 117e Congrès des notaires de France - Propositions votées lors de la 3ème commission lundi 27 septembre 2021
    Retrouvez les propositions votées lors de la 3ème commission du 117ème Congrès des notaires "MODERNISER ET ENCADRER LE CONTRAT DANS LE MONDE NUMÉRIQUE".
    Mathilde
  • 117e Congrès des notaires de France - Propositions votées lors de la 2ème commission lundi 27 septembre 2021
    Retrouvez les propositions votées lors de la 2ème commission du 117ème Congrès des notaires "Valoriser et transmettre le patrimoine dans le monde numérique"
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  • 117e Congrès des notaires de France - Propositions votées lors de la 1ère commission vendredi 24 septembre 2021
    Retrouvez les propositions votées lors de la 1ère commission du 117ème Congrès des notaires "PROTÉGÉR LA PERSONNE ET LE CITOYEN DANS LE MONDE NUMÉRIQUE"
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  • Conférence de presse immobilière nationale 2020 jeudi 10 décembre 2020
    La conférence de presse annuelle sur le marché immobilier en 2020 en France s'est tenue, ce jeudi 10 décembre en visioconférence.Me David Ambrosiano, Président du Conseil supérieur du notariat et Me Peggy Montesinos, Membre du Bureau du CSN en charge des affaires immobilières notariales ont procédé à l'ouverture des travaux.Me Frédéric Violeau, Président de l’Institut […]
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  • Présentation du Nouveau Bureau du Conseil supérieur du Notariat 2020-2022 jeudi 22 octobre 2020
    David Ambrosiano, 50 ans, notaire à Fontaine (Isère), a été élu Président du Conseil supérieur du notariat au cours de l'Assemblée Générale qui s'est déroulée les 20 et 21 octobre 2020.Découvrez la composition du nouveau Bureau du Conseil supérieur du notariat
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  • Les propositions adoptées par le 116ème Congrès des notaires jeudi 15 octobre 2020
    Le 116ème Congrès des notaires de France abordait cette année la thématique de la protection.1ère partie : Protéger les vulnérables Les défis du grand âge Le mandat de protection future en détails2ème partie : Protéger les proches Les nouveaux enjeux, la plupart du temps mal connus, de la succession Mariage , Pacs ou union libre […]
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  • 116ème Congrès des notaires : Protéger mercredi 4 mars 2020
    "Protéger sa famille et ses proches, protéger les plus vulnérables, protéger ses biens et ses droits… Autant d’interrogations au coeur de la vie des Français ! La protection sera le thème central du 116e Congrès des notaires de France ! C’est l’essence même de la mission du notaire, qui accompagne nos concitoyens à chaque étape-clés […]
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  • Conférence de presse immobilière nationale 2019 mardi 10 décembre 2019
    La conférence de presse annuelle sur le marché immobilier en 2019 en France s'est tenue, ce mardi 10 décembre, au Conseil supérieur du notariat.Me Rozenn Le Beller, Membre du Bureau et Responsable du Pôle immobilier du Conseil supérieur du notariat et Me Stéphane Adler, Vice-Président de la Chambre des Notaires de Paris ont procédé à l'ouverture […]
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  • Les propositions adoptées par le 115ème Congrès des notaires jeudi 6 juin 2019
    Le 115ème Congrès des notaires de France abordait cette année la thématique de l'International.La commission N°1 "S'orienter" du lundi 3 juinLes travaux de cette commission ont été dirigés par Me Caroline GINGLINGER-POYARD, Présidente - Notaire à Saint-Quentin Fallavier, et Me Marianne SEVINDIK, Rapporteur - Notaire à Rouen.La commission N°2 "Rédiger" du mardi 4 juinLes travaux […]
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  • 115ème Congrès des notaires - L'international mardi 19 mars 2019
    "Le Congrès des Notaires se consacre à une réalité souvent méconnue. Tous les jours, des millions de Français interagissent à l’international. Par leurs relations familiales, parce qu’ils ont un parent qui vit loin de nos frontières ou un conjoint d’origine étrangère. Pour une vie au soleil ou pour leur travail, plusieurs centaines de milliers (plus […]
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Réinsertion : « Sentez-vous sport » s’invite en détention

Le 20 septembre 2021, les personnes détenues du centre pénitentiaire de Longuenesse ont découvert le taïso judo, la relaxation et le boost training dans le cadre de l'action "Sentez-vous sport".

La réinsertion par le sport ©DISP de Lille

 

"Sentez-Vous sport" est une opération nationale de promotion du sport pour tous pilotée et coordonnée par le CNOSF (Comité national olympique et sportif français) à laquelle l’administration pénitentiaire participe activement.

Plusieurs actions ont été menées sur tout le territoire. Au centre pénitentiaire de Longuenesse, voici ce qui a été proposé :  

  • 11 personnes détenues majeures, six personnes détenues mineures ont effectué, en binôme, une initiation au taïso, animée par Rudy Leignel, moniteur de sport. Cette séance reposait sur un travail sur l'équilibre et les postures ;

  • huit personnes détenues majeures ont découvert la relaxation à travers une séance animée par Linda Moreau ;

  • lors de la seconde demi-journée d'activités, les 19 personnes détenues majeures ont participé à une séance de sport centrée sur l'équilibre avec un travail sur la respiration et le relâchement ;

  • les personnes détenues mineures, quant à elles, ont découvert le boost training sous forme de circuit lors de cette seconde demi-journée.

Ces actions ont permis de sensibiliser la population pénale au bien-être et aux bienfaits de la pratique du sport.

« Impensable de répondre au meurtre par un meurtre officiel »

Abolie depuis 40 ans, la peine de mort fait intimement partie de l'histoire de l'administration pénitentiaire et de ses personnels. Entretien avec Jean-Pierre Ricard, directeur des services pénitentiaires honoraire, ancien surveillant, et auteur de "Traversières de hasard, mémoires d'un directeur de prison".
Jean-Pierre Ricard ©DAP CommunicationQuelle a été votre expérience au sein du milieu carcéral et pourquoi est-il important d’en témoigner ?

Je n’étais pas destiné à entrer dans la pénitentiaire : je devais devenir menuisier. Le système carcéral et judiciaire ainsi que la peine de mort étaient très éloignés de mes préoccupations. Quand j’y ai débuté en tant que surveillant à 21 ans, l’administration pénitentiaire était très différente d’aujourd’hui. Parler à un détenu se limitait, selon le règlement, à des échanges strictement professionnels, et le surveillant était essentiellement astreint à des tâches domestiques, donner des ordres, ouvrir et fermer des portes.

Pour moi, c’est important de témoigner, de parler de cette époque, pour que le passé vienne en aide au présent. Ce qui ne se transmet pas se perd. Le témoignage des surveillants, sur les pratiques d’une époque révolue, leur ressenti, l’énergie mentale à déployer face aux crimes sordides, au spectre de la mort, leur répulsion peut-être, est essentiel.

>> Lire aussi : "Un combat capital" : une exposition à découvrir au Panthéon

Quels souvenirs gardez-vous des détenus condamnés à mort que vous avez accompagnés ?

En 1972, alors que je n’étais âgé que de 24 ans, j’étais surveillant à la maison d’arrêt de Nice. J’y ai accompagné durant quelques semaines deux condamnés à mort en attente d’une grâce présidentielle ou de la guillotine. J’en garde un souvenir indélébile.

Les premiers jours une question me taraudait : pourquoi moi, le plus jeune de l’établissement ? Je n’étais pas préparé. Il n’y avait pas de mode d’emploi. Mes supérieurs, pas plus que ma formation, ne m’avaient préparé à cette éventualité. D’autant plus qu’à cette époque le soutien psychologique au personnel n’existait pas au sein de l’administration pénitentiaire.

Dans mon esprit, un condamné à mort ne pouvait être qu’une personne extrêmement agressive, dangereuse, inquiétante. Le sujet n’était pas d’être pour ou contre la peine capitale, mais comment faire, comment se comporter vis-à-vis de ces deux personnes.

La direction nous recommandait de dialoguer avec eux, de faire preuve d’imagination pour occuper le plus possible leur journée afin d’éviter qu’ils ne « gambergent » trop ou ne se laissent aller à une tentative d’automutilation ou de suicide. C’était inattendu à une époque où la moindre relation surveillant/détenu était encore suspecte pour la hiérarchie.

L’établissement n’étant pas doté de quartier ou cellule spécifique, les deux détenus étaient placés au quartier d’isolement. La surveillance était assurée 24 heures sur 24 par les agents pénitentiaires. Le quotidien était fait de rituels immuables. Le petit-déjeuner et les repas étaient améliorés en qualité et en quantité.

J’ai été déconcerté par leur inertie. Aucun signe visible de violence, de désespérance, de peur, d’inquiétude ou de remords, comme si un grand détachement les habitait. J’avais pourtant imaginé tout le contraire : un déferlement d’hostilité, de fureur, ou d’invectives vis-à-vis du personnel. La démesure était dans mon esprit, pas dans leur comportement apparent. Quel degré de compréhension et d’acceptation de la situation portaient-ils en eux ? À moins qu’ils n’aient spéculé sur une grâce présidentielle. J’avais la sensation qu’ils s’agrippaient à moi comme seule bouée de secours. J’ai essayé d’adopter une attitude naturellement humaine en recherchant les fondements de la noblesse de mon métier : la quête du sens de la peine, qui en permanence interpelle la société, l'autorité judiciaire et le personnel pénitentiaire.

>> Lire aussi : La peine de mort, une histoire pénitentiaire

Qu’a suscité en vous cet épisode de votre vie professionnelle ?

Mon regard sur la peine de mort a nécessairement évolué. En 1972, à la maison d’arrêt de Nice, j’avais face à moi deux condamnés à mort et une mission à accomplir. Je devais me distancier de l’horreur des crimes commis pour accomplir ma tâche humainement sans haine et sans crainte, selon les règles de l’époque. Tel était mon devoir. La justice avait tranché, la loi avait été appliquée, mon rôle se limitait au contexte carcéral.

Cependant, je me suis posé beaucoup de questions : la peine de mort était-elle dissuasive ou simplement une peine d’élimination ? Que recherchait le législateur ? La réparation vis-à-vis de la société ou des victimes, la vengeance, l’absolution des fautes, appliquer la loi du talion, etc. ? Qui peut garantir que tout cela fut réellement obtenu grâce à la guillotine ? Il n’a jamais été établi de corrélation entre la présence ou l’absence de la peine de mort et la courbe de la criminalité.

Selon les périodes et les controverses partisanes, un pourcentage plus ou moins fluctuant de l’opinion publique revendique encore de nos jours, le rétablissement de la peine de mort. En ce qui me concerne, mon expérience a nourri durablement ma réflexion pour espérer que la peine de mort reste définitivement abolie. Il est impensable de répondre au meurtre par un meurtre officiel. C’est ainsi que je comprends la pensée d’Albert Camus : « Mais qu’est-ce donc que l’exécution capitale, sinon le plus prémédité des meurtres, auquel aucun forfait criminel si calculé soit-il, ne peut être comparé ? ».