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Les magistrats : un corps professionnel féminisé et mobile

Au 1er avril 2017, on recense 8 313 magistrats de l'ordre judiciaire en fonction en juridiction ou en détachement. Les magistrats se distinguent des fonctionnaires issus des corps de rang équivalent de la fonction publique non seulement par leur statut spécifique, défini par l'ordonnance du 22 décembre 1958, mais aussi par la morphologie démographique de leur recrutement, fortement diversifié ces dernières années, et par les carrières qu'ils embrassent. Le corps est massivement (66 %), quoique inégalement, féminisé. Parmi les 30-34 ans, on ne compte que 29 magistrats pour 100 magistrates. L'âge médian des femmes est de 46 ans, alors que celui des hommes s'élève à 51,5 ans. 7 magistrats sur 10 sont issus du concours externe, mais les autres modes de recrutement se sont développés. Alors qu'en 1990, 85 % des magistrats dans leur premier le poste étaient lauréats du concours externe, seuls 52 % l'étaient en 2016.

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infostat161Les magistrats de moins de 30 ans, qui sortent de l’ENM, sont pour près de la moitié d’entre eux affectés à des postes au parquet.

Un quart des magistrats âgés de moins de 35 ans exercent dans des cours d’appel du Nord et du centre de la France.

Le nombre de magistrats pour 100 000 habitants varie entre un minimum de 7,6 pour la cour d’appel de Poitiers et un maximum de 17,3 pour la cour d’appel de Bastia, la cour d’appel de Paris en comptant 16,7.

Une importante mobilité est observable, autant géographique que fonctionnelle, c’est-à-dire selon les fonctions de juge ou de procureur, les fonctions spécialisées ou encore selon les types de juridictions ou l’administration centrale. En 2017, pour la moitié des magistrats, l’ancienneté dans le poste s’élève à moins de 2,1 ans. En moyenne, les magistrats occupent leur poste depuis 2,9 ans.

 

Les détenues de Fleury-Merogis en cuisine

Depuis le 19 mars, six détenues de la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Mérogis suivent la formation Cuisine mode d'emploi(s) lancée par le chef étoilé Thierry Marx. Lundi 16 avril, le chef cuisinier a inauguré sa formation en compagnie de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Nicole Belloubet, Garde des Sceaux.

En cuisine, les apprenties s'activent au son des dernières instructions de leur formatrice. D'ici quelques minutes, elles devront servir plus d'une soixantaine de convives. La scène n'a rien d'exceptionnel, à un détail près: elle se déroule dans un local de la maison d'arrêt des femmes de Fleury-Merogis, la plus grande prison d'Europe. Depuis le 19 mars, Cuisine mode d'emploi (s) y dispense des cours de cuisine à plusieurs détenues et, ce lundi, Thierry Marx inaugurait sa formation.

Durant 9 semaines,  six femmes,  sélectionnées sur leur motivation et leur projet professionnel en lien avec les CPIP et les JAP, vont découvrir toutes les ficelles du métier de cuisinier. Au menu : la maîtrise de 80 gestes de base et 90 recettes.

A l'issue de ces 9 semaines, les apprenties pourront, en accord avec le JAP, suivre trois semaines de stage en entreprise à partir du mois de juin, soit en semi-liberté avec l'obligation de retourner dormir dans leur cellule, soit munies d'un bracelet électronique. La formation débouchera sur un certificat de qualification professionnelle (CQP), reconnu par l'État. Objectif : permettre une réinsertion sociale et professionnelle durable et réduire les risques de récidive. « Développer les formations en prison est un enjeu majeur » rappelle la Garde des Sceaux. « C'est le moyen de leur apprendre des bases solides, leur redonnant espoir en un autre avenir. »

Après une seconde session au sein de la maison d'arrêt des femmes, la cuisine mobile de formation s'installera dans celle des hommes pour une série de trois formations.