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Grand débat national

Lundi 11 mars 2019, le ministère de la Justice a accueilli une des conférences du grand débat national.

Grand débat national

Celle-ci a porté sur « Démocratie et Citoyenneté » et a réuni une centaine de personnes, le matin sous forme de plénière et l’après-midi sous forme d’ateliers participatifs. Une journée ouverte par Nicole Belloubet, garde des sceaux, ministre de la Justice et Emmanuelle Wargon, secrétaire d’Etat auprès du ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire et conclue également par la Garde des sceaux, en présence de Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur, de Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Education nationale et de la jeunesse et de Marc Fesneau, ministre auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement.

Égalité femmes-hommes

Ce jeudi 7 mars, 27 signataires, sur le site Olympe de Gouges, à l'invitation de Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice et d'Isabelle Rome, Haute fonctionnaire pour l'égalité femmes-hommes, ont signé un premier texte d'engagement pour l'égalité entre les femmes et les hommes. En marge de ce texte, lsabelle Rome a présenté le premier baromètre égalité femmes-hommes du ministère de la Justice.
Nicole Belloubet, garde des Sceaux, ministre de la Justice et d’Isabelle Rome, Haute fonctionnaire pour l'égalité femmes-hommes - Crédits photo : MJ/DR« Les mots pour mieux dire, pour une parole non sexiste »

Le texte d'engagement pour une parole non sexiste « n'est que la première pierre d'un édifice que nous allons continuer à construire ensemble (...) Chaque petit pas conduit à la construction générale de cette politique en faveur de l'égalité entre les hommes et les femmes. Je crois que c'est un symbole de progrès » a déclaré Nicole Belloubet.

Acte fondateur pour garantir l'égalité femmes-hommes, ce texte «  les mots pour mieux dire, pour une parole non sexiste », est une série de recommandations simples, claires et concises pour montrer l'exemple à suivre afin de mieux parler et inviter à mieux agir. Il s'adresse à toutes et à tous, et à vocation à être diffusé et adopté le plus largement possible.

 Signé par l'Inspection générale de la Justice, le secrétariat général du ministère, 3 Cours d'appel, 3 tribunaux de grande instance, 3 services et structures de la direction de l'administration pénitentiaire, 3 services et structures de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi que les 3 écoles formant aux métiers de la Justice, le texte engage à respecter et à mettre en œuvre 5 recommandations :

- La parole non sexiste dans les présentations des grades, titres et fonctions

- La parole non sexistes dans l'accompagnement de carrière

- La parole non sexiste dans les échanges

- Les représentations non sexistes

- La composition non sexiste des panels d'intervenants

C'est dans ce contexte que Véronique Malbec, secrétaire générale du ministère de la Justice, a souhaité évoquer l'engagement que prendra le ministère, avant la fin de cette année, "en faveur de la labellisation égalité professionnelle femmes-hommes de sa politique de gestion des ressources humaines. Ce label est la marque d'organismes novateurs dans leur  approche de l'égalité entre les femmes et les hommes. "

Le prochain volet d'engagement en mars 2020, portera sur l’amélioration de l’équilibre vie professionnelle et vie privée « mais à ce stade, il faut dire des choses que lorsqu'on est capable de les faire » a précisé Nicole Belloubet.

 

Baromètre égalité et leviers d’action

«  La Justice est une institution féminisée mais en montant dans la hiérarchie, la proportion de femmes diminue. On constate néanmoins une évolution positive » a signalé Isabelle Rome.

 La Haute fonctionnaire pour l'égalité femmes-hommes a par ailleurs présenté le premier baromètre égalité du ministère de la Justice. Cette étude, souhaitée et portée par la garde des Sceaux, vise à proposer des clés de réflexion sur les moments spécifiques où les inégalités entre les femmes et les hommes se révèlent ; ceci afin d’envisager des leviers d’action pour mieux garantir l’égalité.

Une constatation s’impose en effet, tous corps et directions confondus : plus les postes sont élevés dans la hiérarchie, plus la présence des femmes diminue. Très peu d’entre elles occupent par exemple des postes de président de juridiction ou de premier président.

On observe également que le « plafond de verre » tend à s’accentuer avec l’âge et que les inégalités femmes-hommes deviennent particulièrement prégnantes à partir de 45 ans. On note par ailleurs que lorsque les femmes sont bien représentées dans certaines professions (les greffes par exemple), cela concerne davantage les catégories B et C que la catégorie A.

A partir de ces différents constats, plusieurs pistes d’action ont été envisagées. Un comité égalité femmes/hommes a été mis en place dès le mois d’octobre 2018. Parmi les actions mises en œuvre par la haute fonctionnaire à l'égalité femmes-hommes, on peut noter aussi : la multiplication d’actions de formations pour promouvoir l’égalité femmes-hommes, notamment auprès des écoles, le lancement du texte d’engagement évoqué plus haut ou le développement d’une revue des cadres.

 

 

 

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