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Syndrome d’alcoolisation foetale : la PJJ de La Réunion s’engage

Vendredi 12 juillet, la Protection judiciaire de la jeunesse de La Réunion a signé une convention avec le centre ressources dédié à l'ensemble des troubles causés par l'alcoolisation foetale. Deux mois plus tard, l'Agence nationale de santé publique publie un rapport.  Une première à ce jour en France.

Syndrome d’alcoolisation fœtale : la PJJ de La Réunion s’engageDans notre pays, c'est un peu plus d'un nouveau-né par jour qui serait touché par le  syndrome d’alcoolisation fœtale. Mardi 4 septembre 2018, en plein cœur de la semaine mondiale du syndrome d’alcoolisation fœtale l’Agence nationale de santé publique a publié, pour la première fois un rapport identifiant le nombre de naissances diagnostiquées avec des complications liées à la consommation d’alcool, en France.

Accompagner les mineurs porteurs du trouble

Le même jour, les professionnels de la justice des mineurs de la Réunion ont participé à une journée de formation concernant les troubles causés par l'alcoolisation fœtale. Au programme : échanges, apprentissages et réflexions sur l'action éducative et judiciaire, à travers le prisme du handicap.

Après des apports théoriques les échanges ont particulièrement porté sur les mesures et moyens à mettre en œuvre pour accompagner les mineurs sous main de justice porteurs de ces troubles.

Former les professionnels

Cette journée de formation fait suite à la signature vendredi 12 juillet, d’une convention partenariale entre le centre ressources dédié à l’Ensemble des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (ETCAF) et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de La Réunion.

En signant cette convention la Protection judiciaire de la jeunesse de La Réunion s’engage à former son personnel et à réfléchir sur la façon de prendre en charge les jeunes sous main de justice porteurs de ce trouble.

Étudié depuis des décennies

Le Syndrome d'alcoolisation fœtale est étudié depuis des décennies par le monde médical. Les spécialistes se sont d'abord intéressés au syndrome et aux malformations physiques qu'il provoque. Aujourd’hui, ils décrivent tout un spectre de troubles liés à l'alcoolisation fœtale.

Ce sont notamment les troubles neuro-développementaux liés à l'alcool (TNDLA) qui occupent le centre de leurs préoccupations. Il s'agit en effet de la première cause de handicap neurocognitif et d'inadaptation sociale évitable.

Le diagnostic précoce, l'évaluation et la prise en charge pluridisciplinaire sont donc nécessaires au développement et à l'épanouissement de l'enfant.

Un département précurseur

En France, la Réunion est un département précurseur dans la recherche et la prise en charge de ces troubles. Aujourd'hui, le centre ressources ETCAF est la pierre angulaire du dispositif.

La Protection judiciaire de la jeunesse de la Réunion travaille à l'élaboration d'un partenariat durable avec ce centre ressources depuis 2017. De fait, les études et observations montrent une prévalence de ces troubles dans la population carcérale et délinquante.

Non qu'une exposition prénatale à l'alcool soit à l'origine de la délinquance ; mais l'absence de diagnostic, d'accompagnement et les vulnérabilités qui en résultent conduisent parfois sur la voie de la marginalisation.

Syndrome d’alcoolisation fœtale : la PJJ de La Réunion s’engage

Succès pour les journées du patrimoine

Les 15 et 16 septembre 2018, à l'occasion des 35e journées européennes du patrimoine, le public est venu en nombre dans les lieux de Justice ouverts à cette occasion : de l'hôtel de Bourvallais, siège de la Chancellerie depuis 300 ans aux nombreuses juridictions partout en France, des milliers de personnes ont découvert ces lieux chargés d'histoire.

35èmes Journées européennes du Patrimoine - la Justice ouvre ses portes

 

Ce week-end, la justice a ouvert ses portes partout en France.

Au 13, place Vendôme, ils ont été 3836, petits et grands, à arpenter les  salons de l’hôtel de Bourvallais. Les visiteurs ont pu découvrir notamment dans le salon des oiseaux, une exposition d’ouvrages anciens ; dans le bureau de la ministre, ils ont admiré les matrices des sceaux et dans le grand salon, une exposition hommage les a renseignés sur l'illustre Henri-Francois d’Aguesseau. « Magistrat le plus savant que la France ait possédé » selon Voltaire.

"L’Homme de Vitruve", une sculpture réalisée par les jeunes de la Protection judiciaire de la jeunesse © DRExposé dans les jardins du ministère, les visiteurs ont pu contempler « l’Homme de Vitruve ». Une sculpture de métal, réalisée en 2018 par une vingtaine de mineurs de l’EPM d’Orvault en Loire Atlantique, qui a émerveillé et interloqué. Ils ont salué le travail fourni par ces jeunes et leurs éducateurs. « Chez ces jeunes-là il y a aussi plein d’intelligence et de savoir-faire, il suffit de les mettre en valeur » a souligné une visiteuse.

Les enfants de 7 à 11 ans n'ont pas été en reste lors de ce week-end. Ils ont prouvé via un quiz qu'ils connaissaient mieux le fonctionnement de la Justice.

Dans l'hexagone, de nombreuses juridictions ont proposé des visites guidées des palais de Justice. Le milieu judiciaire regorge d'un grand nombre de pépites architecturales. A titre d'exemple, Jean Nouvel a dessiné le TGI de Nantes et la cour d'appel de Rennes siège au Parlement de Bretagne, monument emblématique de la ville. Ce dernier a d'ailleurs accueilli plus de 6000 personnes ce week-end.

En terme d'animation, les simulations de procès ont eu un grand succès. Au TGI de Cusset, l'après-midi de dimanche fut consacrée à une série de procès fictifs en droit civil sur le thème de « la justice invisible » (l’hospitalisation d'office, le divorce, etc.).

Une reconstitution de scènes de crimes à la cour d’appel de Grenoble et une démonstration des techniques d’intervention du GIGN au sein du TGI de Châlons-en-Champagne ont attiré les aspirants criminologues ou simples curieux.

Des conférences ou des expositions éphémères sur l’organisation de la Justice française ainsi que des forums sur les divers métiers de la Justice ont complété la programmation de cette 35e édition des journées du patrimoine.

 

 

 

Hôtel de Bourvallais © DR