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Ils ont besoin de familles d’accueil !

La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) recherche des familles d'accueil pour des jeunes placés par un juge. Pourquoi et comment vous porter volontaire ?

Et si vous vous investissiez dans une action qui a du sens ? Que vous donniez du temps et de l'attention à un jeune qui en a besoin ? La protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) recherche des familles susceptibles d’accueillir pour une durée déterminée un mineur ou un jeune majeur qui a rencontré des problèmes judiciaires. Une alternative aux établissements de placement collectif que la PJJ souhaite développer.

Accompagnés dans votre mission

Pour le jeune, c’est l’assurance de retrouver un cadre familial protecteur et rassurant dans lequel il pourra se reconstruire et s’épanouir. Pour vous, c’est la possibilité d’offrir une seconde chance, de créer des liens de confiance avec un jeune en manque de repères, sans se substituer à sa propre famille. L’accueil peut varier selon vos disponibilités : la semaine, le week-end, durant les vacances scolaires... Pour mener à bien cette mission, vous serez accompagné(e) par une équipe éducative disponible 24h/24. Vous bénéficierez de formations et vous recevrez une indemnité de 36 € maximum par jour et par jeune pour leur entretien. À partir du 1er janvier 2020, celle-ci passe à 40 €.

Qui peut devenir famille d’accueil ?

Vous pouvez accueillir un jeune que vous soyez femme ou homme, seul(e), en couple ou en famille, quel que soit votre lieu de vie. Seuls prérequis : être à l’écoute et disponible, faire preuve de compréhension, de patience et d’autorité.

Pour postuler, rendez-vous sur le site www.familledaccueil-pjj.fr

 

 

Fiche pratique : devenez famille d’accueil

Semaine de la justice restaurative

Projections-débats, conférences, expositions, actions de sensibilisation en détention : du 17 au 24 novembre, partout dans le monde, de nombreuses manifestations sont proposées aux professionnels et au grand public dans le cadre de la Semaine internationale de la justice restaurative(1). En France, 20 événements sont prévus pour cette 3ème édition.
Semaine de la justice restaurative @adobestockUn instrument au service de la résilience

Fondée sur le dialogue, la justice restaurative permet aux victimes et aux auteurs d’infractions d’échanger sur les conséquences de l’infraction et les traumatismes qui en découlent. La rencontre des participants se fait grâce à un médiateur spécifiquement formé sur la spécificité des dispositifs. Cette fonction de médiateur est assurée par les personnels de la protection judiciaire de la jeunesse, de l’administration pénitentiaire et les membres d’associations subventionnées par le ministère de la Justice (France Victimes, Citoyens et Justice).

Ce processus vise à la reconstruction de chacun mais aussi à la restauration du lien social et à la diminution de la délinquance. Il est gratuit et confidentiel.

S’engager dans une mesure de justice restaurative est une démarche volontaire, pour la victime et pour l’auteur de l’infraction, qui bénéficient tous deux d’une préparation. Cela n’a aucune conséquence sur la procédure pénale, l’exécution de la peine ou les droits de la victime.

Différents types de mesures

La justice restaurative a été introduite dans le Code de procédure pénale par la loi du 15 août 2014 (art. 10-1). Cette opportunité peut être désormais proposée à tous les stades de la procédure pénale avec une distinction. Dans le cas des mesures « directes », victimes et auteurs se connaissent. A l’inverse, on parle de mesures « indirectes » quand les participants ne se connaissent pas mais sont concernés par le même type d’infraction.

Par le biais de formations (personnels de la direction de la protection judiciaire de la jeunesse et de la direction de l’administration pénitentiaire) ou de financements spécifiques, le ministère de la Justice favorise la mise en place de mesures de justice restaurative sur l’ensemble du territoire.

Depuis la première expérimentation en 2010 qui avait mis en présence détenus et victimes à la maison d’arrêt de Poissy, la justice restaurative n’a cessé de se développer. En décembre 2018, on recensait 60 programmes actifs et 6 programmes en projet ayant mis en œuvre plus d’une centaine de mesures(2)2.

Parmi les événements proposés cette semaine, on peut citer :

Exposition itinérante organisée par l’AVIMEJ de Meaux

18 et 19 novembre (tribunal de Meaux)
20 et 21 novembre (tribunal de Melun)
22 et 25 novembre (tribunal de Fontainebleau) – Entrée libre

19 novembre 17 h – 20 h

La mirada del otro (Le Regard de l’autre) : pièce de théâtre par la compagnie Proyecto 43-2
(Ministère de la Justice – Auditorium Olympe de Gouges) Accès réservé

19 novembre 20 h

Projection-débat organisée par l'AAESEMO, rencontre avec mon agresseur (Cinéma Le Klub, 5, rue Fabert – 57 000 Metz) Entrée payante

22 novembre 9 h – 17 h

Colloque : Justice restaurative : comprendre le concept et les différentes pratiques (Bordeaux IUT Montaigne)
Inscription gratuite et obligatoire au 05 56 99 29 24 - federation@citoyens-justice.fr

22 novembre 10 h

Conférence avec Noémie Micoulet et Nathalie Mazaud, organisée par SynerJR, le collectif lyonnais de justice et pratiques restauratives. (Université catholique de Lyon, 10 place des archives, amphithéâtre Weil A150) – Entrée libre

 


(1)Organisée par l’Institut français pour la justice restaurative (IFJR)

(2) cf. Enquête nationale annuelle sur les programmes de justice restaurative : année 2018, Emilie Matignon, Benjamin Sayous, IFJR, disponible à la demande.