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Comparaison des statistiques Sécurité et Justice

Le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice ont longtemps utilisé des unités de compte, des nomenclatures et des méthodes de comptages différentes pour construire des données statistiques en matière pénale. Depuis 2015, les services statistiques travaillent ensemble pour rechercher la convergence des chiffres, une fois dépassées les difficultés liées aux différences de champs, de qualification et d'unité de compte. Un premier rapport a été publié fin 2016 sur les infractions en lien avec les stupéfiants. Ce rapport présente la méthode employée ainsi que les principaux résultats sur le contentieux des violences conjugales.

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La réconciliation des statistiques relatives aux violences conjugales entre les services statistiques des deux ministères de l’intérieur et de la justice s’effectue par la réconciliation des critères géographique et temporel, la détermination d’un périmètre d’infractions le plus proche possible ainsi que par l’harmonisation des unités de compte. Pour accroître la comparabilité, la justice a restreint son champ aux seules affaires qui ont pour origine la police nationale ou la gendarmerie nationale, ainsi que celles envoyées pour enquête par la justice à la police ou à la gendarmerie. La comparaison des statistiques porte sur le nombre d’affaires relevant au moins en partie du contentieux des violences conjugales dans lesquelles au moins une personne est mise en cause, le nombre de mis en cause (ou auteurs pour la justice) dans des procédures (ou affaires) distinctes, ainsi que le nombre d’infractions-auteurs dans lequel un auteur est compté autant de fois que d'infractions (du champ des violences conjugales) qui lui sont liées. Avec la méthodologie retenue et exposée dans le document, les écarts entre les statistiques des deux services statistiques ministériels sur le contentieux de violences conjugales sont très faibles : de l’ordre de 1% sur le nombre d’affaires et d’auteurs, et de 4% sur le nombre d’infractions-auteurs.

Des jeunes confiés à la justice croquent les droits de l’enfant :

Le 7 novembre 2019, les jeunes gagnants du concours d'affiches organisé à l'occasion des 30 ans de la  Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE) se sont rendus au ministère de la justice pour recevoir leurs prix. Des récompenses méritées pour ces créations colorées et porteuses de messages forts. 

Les droits de l’enfant, notamment le droit à l’expression, ont inspiré une cinquantaine de jeunes pris en charge par la justice des mineurs. À l’occasion des 30 ans de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), un concours d’affiches national était organisé par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

Le 7 novembre 2019, plusieurs d’entre eux ont reçu un prix (originalité, graphisme, adéquation avec le thème, du jury)  pour le dessin qu’ils ont imaginé lors d’ateliers éducatifs. Leurs créations ont impressionné le jury présidé par Geneviève Avenard, la défenseure des enfants. « Il est important d’entendre ce que disent les enfants de leurs droits, comment ils les perçoivent », a-t-elle déclaré.  

« Un regard poétique sur une notion juridique »

De son côté, Madeleine Mathieu, la directrice de la protection judiciaire de la jeunesse, qui a participé au vote, a été saisie par « la grande force d’expression » des affiches. « Les participants ont su poser un regard poétique, authentique sur une notion juridique et faire passer des messages puissants. C’est d’autant plus saisissant que ce sont souvent des jeunes qui ont du mal à s’exprimer avec des mots », a souligné Madeleine Mathieu. 

De futurs artistes ?

Reçus au ministère de la justice pour la remise des prix dans l’après-midi, les lauréats ont conclu leur journée parisienne par une promenade en Bateau-Mouche, un dîner au restaurant et une montée à la Tour Eiffel.

Ces artistes en herbe vont-ils continuer le dessin ? « Peut-être », répond Marie*, 15 ans, élève en bac professionnel gestion administration et 1er prix du graphisme. « Je ne me pose pas la question. Je ne pensais pas gagner, je ne trouve pas ce que j’ai fait exceptionnel ! », lance pour sa part Timéo*, 17 ans, prix de l’originalité. « Ce sont des jeunes qui ont besoin d’être beaucoup encouragés pour prendre confiance et faire des choses », justifie Maryvonne Druot, professeure technique de Marie à l’unité éducative d’activités de jour (UEAJ) de Dijon (21). Avec le temps, le concours d’affiches fera peut-être germer des graines de vocation.

 

Le palmarès
  • 1re prix du graphisme : UEAJ et UEMO de Dijon (21)

  • 2e prix du graphisme : UEHC de Chartres (28)

  • 1er prix de l’adéquation au thème : STEMO de Béziers (34)

  • 2e prix de l’adéquation au thème : STEMO de Senlis (60)

  • Prix de l’originalité : UEMO de Villeneuve-La-Garenne (92)

  • Prix spécial du jury : STEMO de Nancy (54)

 

 


* Les prénoms ont été changés.