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Les jeunes suivis par la PJJ finalistes du Prix Ilan Halimi

Mardi 12 février 2019, les cinq finalistes du prix Ilan Halimi ont été reçus à Matignon, en présence d'Édouard Philippe, Premier ministre, de Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, et de Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État chargé du numérique. Parmi les finalistes : l'équipe éducative du centre éducatif fermé de Saint-Brice-sous-Forêt (Val-d'Oise).

Les agents de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et les jeunes qu’ils encadrent sont arrivés parmi les cinq finalistes du prix Ilan Halimi. Grâce au Portrait en mots, réalisé par les adolescentes et adolescents en conflit avec la loi, ils ont remporté un prix spécial.

Mettre leurs mots sur des maux

Ce projet éducatif, basé sur l’histoire d’Ilan Halimi, a permis à ces jeunes de développer leur esprit critique et de travailler sur les problématiques du racisme, de l’antisémitisme ainsi que des préjugés.

Après cet accueil en grande pompe, ils ont pu (re)découvrir le Panthéon et l’Assemblée nationale, en compagnie de la députée Elise Fajgeles. Puis, la délégation des lauréates et lauréats a été accueillie à Matignon, pour la cérémonie de remise du prix Ilan Halimi. Les agents du centre éducatif fermé y étaient conviés pour représenter l’œuvre des jeunes suivis par la protection judiciaire de la jeunesse. Ces derniers ont mis des mots, leurs mots, sur les maux d’Ilan Halimi et les ont harmonieusement associés pour reproduire le visage de la victime.

L’éternel combat de l’éducation

Après un discours empreint de gravité dans lequel le Premier ministre, en présence de la mère d’Ilan Halimi, a souligné avec conviction sa volonté de contrer les actes antisémites dont la France est toujours victime, c’est avec espoir qu’il s’est adressé au public, aux jeunes lauréates et lauréats, en indiquant que « le combat éternel, c’est celui de l’éducation ».

Et c’est bien là l’objectif du projet, mis en place par le personnel du centre éducatif fermé de Saint-Brice-sous-Forêt. L’œuvre réalisée par les jeunes en conflit avec la loi a donc fait l’objet d’un prix spécial, décerné à l’équipe éducative, pour l’accompagnement et la réflexion construite avec les jeunes, en faveur de ce projet.

Ces jeunes sont souvent confrontés à la banalisation de la violence, dans leur quartier notamment. Pour réaliser cette œuvre, ils se sont penchés sur l’histoire d’Ilan Halimi, après avoir regardé le film 24 jours. Ils ont ensuite lu sa biographie et se sont donnés quelques jours de réflexion.

Lutter contre le racisme, les préjugés et la violence

Passé ce laps de temps, l’équipe éducative a échangé avec les jeunes pour travailler, avec eux, sur leurs émotions, leurs ressentis et casser les éventuels préjugés qu’ils pouvaient avoir. Le tout, en approfondissant les notions de respect et de justice.

Les réflexions de chacun ont ensuite été mises en mots et en phrases. Des écrits qui, une fois réunis de manière harmonieuse et réfléchie par les jeunes, ont fait apparaitre le visage d’Ilan Halimi. Tandis que ses lèvres sont composées par les mots « injustice » ou « le silence tue », les yeux sont matérialisés par les noms des gens de sa famille et la signification de son prénom. Les épaules, quant à elles, sont dessinées par la « liberté » et « démocra-cité »

Une œuvre forte qui restera et dont la vocation est de transmettre, aux autres, des messages puissants de lutte contre le racisme, les préjugés et toutes formes de violence.

 

Qu’est-ce que l’affaire Halimi ?

L'affaire du gang des barbares, également appelée affaire Ilan Halimi, fait référence aux événements liés à la mort d'Ilan Halimi, enlevé en région parisienne, en janvier 2006. Pendant trois semaines, il a été séquestré et torturé par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le gang des barbares. Selon leurs déclarations, ils auraient enlevé Ilan Halimi, car, appartenant à la communauté juive, ils le pensaient riche. Le procès s'est déroulé d'avril à juillet 2009, selon les règles de publicité restreinte car deux des accusés étaient mineurs au moment des faits. Le procès en appel a eu lieu en 2010. Plusieurs livres en relation avec cette affaire ont été publiés et des films ont été adaptés au cinéma.

 

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