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La Petite Roquette

C'est au début du 19e siècle que s'ancre la conviction de la nécessité d'offrir aux enfants (jusqu'à 16 ans) des modalités d'enfermement différentes de celles des adultes. Il faut éviter la promiscuité entre les jeunes « innocents coupables » et les vieux bandits récidivistes.

Jeunes détenus à la petite roquette 1930 ©ENPJJLa prison est le premier lieu de la réforme. La loi demande dès 1820 que des quartiers mineurs séparés soient construits dans chaque prison. Cependant devant les difficultés de leur mise en place, les penseurs de la question carcérale (Société royale pour l’amélioration des prisons) considèrent que seule une prison consacrée aux mineurs permet de créer les conditions réelles de la rédemption.

Inspirée par les observations d’Alexis de Tocqueville aux Etats-Unis, la Petite Roquette est construite à l’est de Paris selon une architecture panoptique, avec un système dans un premier temps au burnien (activités collectives de jour, encellulement individuel la nuit) mais devant les difficultés à discipliner les cinq cents enfants détenus, le système philadelphien s’impose dès 1840.

Ainsi l’encellulement solitaire est privilégié tout au long de la journée, même lors des promenades. les promenoirs individuels de la petite roquette ©Zoummcroff

Silence et solitude deviennent la règle. À partir de 1865 les critiques concernant la Petite Roquette sont vives mais il faut attendre les années 1930 pour qu’elle se vide de ses enfants et devienne une prison pour femmes. Elle est détruite en 1974.

La prison est le premier lieu de la réforme. La loi demande dès 1820 que des quartiers mineurs séparés soient construits dans chaque prison. Cependant devant les difficultés de leur mise en place, les penseurs de la question carcérale (Société royale pour l’amélioration des prisons) considèrent que seule une prison consacrée aux mineurs permet de créer les conditions réelles de la rédemption.

 

 

 

« De l’autre côté, un cloître, une ruche ; chaque travailleur dans sa cellule, chaque âme dans son alvéole […] Le travail, l’étude, les outils, les livres, huit heures de sommeil, une heure de repos, une heure de jeu dans une petite cour à quatre murs, la prière soir et matin, la pensée toujours. D’un côté, un cloaque ; de l’autre, une culture. […] Le système cellulaire commence […], tel qu’il est, incomplet et insuffisant, il est admirable à côté du système de l’emprisonnement en commun. »

VICTOR-HUGO, Avril 1847

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